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Lionel Bayol-Thémines : Utopian Travel

 580,00

Photographe, Lionel Bayol-Thémines vit et travaille à Paris

Couleur :

29 en stock

VENT DU LARGE

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Paul Éluard, Liberté, 1942

Ouverte à tous vents comme cet air qu’elle ne retient pas dans sa voile muette, plane l’aile volante. Migration solitaire, libre de toute attache, une présence fantôme frôle la Terre, emprunte les courants sans rien leur voler d’autre que l’énergie nécessaire à sa translation et, qu’intacte, elle leur restitue.

Radeau des cîmes pour nos regards privés de tout autre repère, elle est ce témoin auquel aucun paysage ne se ferme, ne se dérobe : ni mer, ni montagne, ni campagne. Par la révolution lente et calme qu’elle décrit au gré de vents ascensionnels dont elle ne connaît pas même le nom, elle flotte incognito vers une destination qu’elle est probablement seule à entrevoir.

Méduse de proie? Raie Manta des hauteurs ? Drone évangéliste? Oiseau maritime lorsqu’elle surplombe le littoral, rapace lorsqu’elle sonde les précipices enneigés, elle nourrit sa toile de l’idée de liberté. Une liberté philosophique, métaphysique, dérivante, celle que lui envient ceux d’en bas, ces êtres de pesanteur qui, chargés de regrets, posent un court instant leurs yeux sur le ciel, ceux-là même qui, sans essayer de la retenir, la regardent s’éloigner.

Selon cette esthétique de l’errance, chaque photographie de la série Utopian travel participe au dispositif d’une partition sérielle ; celle d’un espace de référence toujours réinventé à travers la triangulation mise en œuvre entre horizontalité du sol, transparence du ciel et, noyau de l’image, centrale et aléatoire, cette présence visuelle intrusive testant sa capacité à trouer le monde.

Au moyen de symboles qui s’annoncent comme des outils de décalage, Lionel Bayol-Thémines installe des confrontations sémantiques entre le vaste monde et notre civilisation si pressée d’y planter ses fétiches. Qu’il s’agisse des masques mexicains de Keep border, des encadrements érotiques de Landscape invasion, des porteurs de pancartes d’Utopy ou des silhouettes immaculées de Typology of humain language, il s’agit toujours pour le photographe de distordre le sens d’un référentiel de départ par une incursion iconoclaste.

Dépouillée du baroquisme des dragons, des oiseaux et autres personnages mythologiques figurés par les cerf-volants de la Chine du IVè siècle avant J.C, cette voile, en tant qu’archétype minimaliste du solipsisme, force l’oeil à synthétiser l’essentiel du tableau sans jamais assujettir le sens à l’anecdote. Témoin du secret des grands espaces, expérimentant la transversalité des mondes perdus, cette échappée conceptuelle et oxygénante apparaît alors comme la métaphore du rêve ancestral et récurrent de l’homme, celui de conjurer les lois statiques, de voler vers un ailleurs, de se ressourcer dans l’espace de la durée, de vivre en poète.

De ce voyage infini, monte alors comme une allégorie universelle de la solitude confrontée aux ivresses de l’altitude ; une solitude abstraite, stylisée, dont la reconquête silencieuse de paradis confisqués semble paradoxalement chercher dans la distance un signe de proximité.

Stéphan Lévy-Kuentz

Photographe plasticien, Lionel Bayol-Thémines vit et travaille à Paris.

Il poursuit depuis une vingtaine d’année, une recherche plastique centrée autour de l’humain, sur les rapports de l’homme à son histoire et à son évolution et l’identité qui en découle. Il est depuis 2004 résident permanent de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques à Paris.

De 1990 à 2005, Autoportrait, Mémoires, Ce qu’il y a derrière le miroir, Désirs larmes et autres collations, Solitudes, Nuques Coussins Colosses Fleurs Jambes, Heroes, Courir, Orga / muta, Los Titanes.

20062010 : Titanesland.

Titanes Land est un « work in progress » qui se déploie par le biais de plusieurs séries : Identity, Intimity, Titan’s eyes, Titan’s memory, Press, Landscape invasion, Keep border et Watchmen.

En 2011 : Dédipix to Futur

Les ados et le phénomène Dédipix :

La dédipix consiste à envoyer une dédicace sur son corps au format photo sur un blog. Il y a derrière cette obsession de la notoriété une envie de se révéler autrement sans avoir peur de la perte du privé, de l’intime, qui constituait les limites des générations antérieure. Il s’agit bien là d’une nouvelle mémoire du net qui est au cœur de cette mode, bousculant les rapports public / privé et les limites de l’intime.

En 2012 : Utopy, Typology of human language , Utopian Travel…

Dans Utopy, Lionel Bayol-Thémines continue sont travail de confrontation entre image et langage. Il explore une anthropologie des utopies et des luttes au travers des slogans des diverses manifestations du 20e siècle. Il donne à voir ces mots souvent restés célèbres et leur impact dans notre société actuelle.

Utopian Travel 2

Utopian Travel

Edité par LBTbooks  en décembre 2012 à 30 EX + 5 HC.
Ce livre de trente deux pages sur Lana grain de format 25 x 21 cm x 2 cm est présenté sous étui gris.  Il est composé de 10 tirages couleur sur papier argentique «Fujicolor Crystal Archive Paper Suprême» de format 18,7 x 15 cm et 3 tirages de format 25 x 20 cm de la série Utopian travel de Lionel Bayol-Thémines et d’une présentation de Stéphan Lévy-Kuentz.  .Le port pour la France est compris dans le prix de vente

Voir les autres publications de Lionel Bayol-Thémines :

Information additionnelle

Dimensions 25 x 21 x 2 cm

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